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Immobilier d'entreprises et commerces

Le capital risque

Définition

Le capital-investissement peut se définir comme : toute activité de prises de participation, temporaires et minoritaires dans des entreprises non cotées afin de dégager ultérieurement des plus-values. Traduction du terme américain "venture capital ", le capital-risque stricto sensu ne concerne, quant à lui, que les seules interventions en fonds propres dans les entreprises nouvelles ou en phase de création.

On distingue principalement :

 

Le Capital-Amorçage (Seed Capital) : intervention avant réel démarrage d'activité d'une nouvelle entreprise, au stade de la mise au point d'un nouveau produit : prototype, pré-séries, etc...

Le Capital-Création (Start-up) : intervention au démarrage de la nouvelle entreprise ou pendant son tout premier développement. On parle aussi de "capital post-création".

L'appellation capital-risque ne concerne que ces deux premiers types d'intervention.

Le Capital-Développement : intervention dans une entreprise en pleine maturité lors d'une nouvelle phase de développement.

Le Capital-Transmission (LBO : leverage buy out / LMBO : leverage management buy out) : intervention en capital au moment d'une cession d'entreprise.

Le capital-risque est une source de financement en fonds propres qui ne concerne qu'un nombre restreint d'entreprises nouvelles.

Spécificités

Les modalités d'intervention en capital-risque peuvent être plus ou moins sophistiquées. Selon les cas, le capital-risqueur peut souscrire des actions ordinaires, des actions à dividende prioritaire ou assorties de bon de souscription d'actions (ABSA), ou encore faire des avances en compte courant d'associé. 

Si l'entreprise cible a publié au moins deux bilans il peut souscrire des obligations convertibles ou des obligations avec bon de souscription d'actions (OBSA), voire consentir un prêt participatif.

Les capital-risqueurs tirent essentiellement comme rémunération la plus-value réalisée lors de la revente de leur participation.

Ils risquent :

  • soit de ne jamais pouvoir revendre les actions souscrites,
  • soit de tout perdre si l'entreprise disparaît.

De ce fait, les capital-risqueurs ne s'intéressent qu'à des entreprises à fort potentiel (proposant un produit ou un service ayant un réel "plus" et à forte marge, exerçant sur un marché en pleine expansion, accessible et solvable, et dont le créateur a une forte dimension managériale, etc...)

A vocation élitiste, le capital-risque n'est pas une source de financement comme les autres :

  • Il se distingue de l'offre de crédit bancaire : le "profil" de ces investisseurs ainsi que leurs outils d'analyse, sont différents de ceux des banquiers.
  • Il confère à l'apporteur de fonds propres une partie du pouvoir : une participation au capital d'une entreprise est assortie de droits de vote aux assemblées... Le créateur a souvent tendance à l'oublier.
  • Il apporte souvent des introductions, un carnet d'adresses, un suivi et une assistance de gestion qui sont précieux.

En 2003, le montant  moyen des opérations de capital-amorçage et capital-création  initiées par les capital-risqueurs à vocation nationale  (ou internationale) a été de 529.000 euros (628 opérations).

Quels organismes ?

Le capital-risque est mis en oeuvre :

  • par des sociétés de capital-risque (SCR), 
  • par des fonds d'amorçage (spécialisés dans le capital-amorçage)
  • et par l'intermédiaire de FCPR (Fonds communs de placements à risques), de FCPI (Fonds communs de placement dans l'innovation) et de FIP (Fonds d'Investissement de proximité) qui sont, comme tous les Fonds commun de placement, des "véhicules financiers" n'ayant pas de personnalité juridique mais gérés par une société de gestion ad hoc.

Compte tenu des besoins en fonds propres des créateurs on peut, en simplifiant, distinguer 5 étages d'intervenants : 

Les Sociétés de Capital-Risque (SCR) "nationales ", ainsi que certains FCPR et FCPI

Ce sont des sociétés anonymes ou en commandite par actions répondant à un certain nombre de conditions leur permettant de bénéficier d'avantages fiscaux. Elles ont une vocation nationale ou internationale et sont généralistes ou spécialisées : dans certains secteurs d'activité uniquement, dans le high tech, dans l'innovation...

Certaines - les moins nombreuses - font du capital-risque. D'autres agissent exclusivement en capital-développement et/ou en capital-transmission.

Elles n'interviennent souvent qu'au-delà de 150 000 euros (voire plus).

Exemples : Auriga, Innovacom, Banexis Venture Partners, Ventech, etc... 

Certaines interviennent pour des montants plus faibles :  ADC, Angel Invest, Coach Invest, ...

Les SCR "régionales ", ainsi que certains FCPR, FCPI et FIP

On peut ranger également dans cette catégorie :

  • les IRP (Instituts régionaux de participation) : IRDI à Toulouse, ILC à Metz, etc... 
  • et les SDR (Sociétés de développement régional).

En général, ces organismes interviennent rarement au-dessous de 75 000 euros et plus ou moins en capital-création.

Les Fonds d'Amorçage 

Les fonds d’amorçage, comme leur nom l’indique, se consacrent  à financer par capitalisation les projets en cours d'éclosion. Ils sont initiés :

  • par l’Etat (Fonds d’amorçage nationaux) : I source Gestion, Bioam, Emertec Gestion, etc...
  • ou par l’Etat et les Collectivités (Fonds d’amorçage régionaux) : FAM Midi-Pyrénées, Cap Décisif en Ile de France, Le Lanceur en Auvergne, etc…
  • ou par le "privé" : Seeft ventures,…

Les SCR de proximité

Ce sont celles qui se consacrent essentiellement aux entreprises naissantes pour des besoins modestes de capitaux : de 7 500 euros à 75 000 euros.

Ex : Herrikoa à Anglet, Samenar à Marseille, Mistral Investissement à Montpellier, etc...

Les Business Angels

Il s'agit de particuliers, issus en général du monde des affaires, disposés à investir des capitaux (plutôt à partir de 15 000 euros) dans des projets leur offrant de réelles perspectives de revente très lucrative de leur participation.

Pour entrer en contact avec ces investisseurs privés, quelques intermédiaires sont apparus sur le marché (voir coordonnées en fin de page).

A côté de ces opérateurs jouant le rôle d’entremetteur, a été créée l’association FRANCE ANGELS qui fédère les réseaux locaux de business angels.

Le micro-capital-risque de particuliers

Il concerne quelques clubs d'investisseurs informels, les Cigales (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) pour des interventions modestes de l'ordre de 1 500 à 3 000 euros, ainsi que les membres des Associations LOVE MONEY pour l’Emploi qui peuvent, selon les montants individuels engagés, se situer dans le micro-capital-risque ou dans la catégorie des business angels.

Modalités

Le capital-risque n'a pas pour vocation à rester éternellement investi dans l'entreprise ; son intervention doit être ponctuelle et limitée dans le temps.

La sortie peut se faire par :

  • la réduction ou l'amortissement du capital,
  • le rachat des titres par les associés initiaux à un prix convenu,
  • la revente des titres à un groupe industriel ou financier,
  • la revente à une structure de capital-développement,
  • l'introduction en Bourse.

A qui s'adresser ?

Unicer

Union Nationale des Investisseurs en Capital pour les Entreprises Régionales 
http://www.unicer.asso.fr 

Afic

Association Française des Investisseurs en Capital
23, rue de l'Arcade  75008 PARIS - Tél : 01 47 20 99 09 info@afic.asso.fr 
http://www.afic.asso.fr 
Association rassemblant les "poids lourds" du capital-investissement en France.

Fédération des Cigales

61 rue Victor Hugo,  93500 PANTIN - Tél : 01 49 91 90 91
http://www.cigales.asso.fr 
Interventions modestes de l'ordre de 1 500 et 4 500 euros. Elles intéressent les petites entreprises locales.

France Angels 

16 rue de Turbigo, 75002 PARIS - Tél : 01 44 82 77 77
http://www.franceangels.org

Fédération Love Money pour l'Emploi

10 rue de Montyon,  75009 PARIS - Tél : 01 48 00 03 35
http://www.love-money.org

Opérateurs privés :

Et sur le "terrain" se rapprocher :

  • Des Collectivités Locales : services économiques du Conseil régional, du Conseil général.
  • Des chambres consulaires : Chambres de commerce et d'Industrie et Chambres de métiers.
  • Des organismes de développement économique local